Depuis 1975 se déroule dans la zone sud du Mali un projet d’alphabétisation caractérisé par une volonté d’insérer les apprentissages de base dans un plan de développement économique et social géré par des organisations villageoises populaires.
L’auteur discute du bienfondé d’une alphabétisation dans les langues nationales; il insiste sur la nécessité de définir la fonctionnalité de l’alphabétisation par rapport aux chances objectives de l’utilisation de cet apprentissage qui sont directement liées à la proximité (ou non) des villages des zones de développement et de modernisation. Enfin l’auteur soutient qu’il est indispensable d’accorder une attention suffisante au rôle des organisations locales, relais des stratégies d’alphabétisation.
Les trois dimensions : formation — animation — organisation sont inséparables. L’éducation n’est pas à elle seule moteur de changement. L’efficacité des programmes de formation dépend directement de leur lien aux transformations du système économique et social.