Logo Lanfrica

Beyond Swadesh Beyond Swadesh: Recalibrating Core Wordlists for Detecting Deep Linguistic Relationships in West Africa

Domain:

natural language processing

Record type:

paper
Creator:
HanIdr
Editor:
LanFacl'UEur
Publisher:
CCSD
Host:avatar
International audience The classification of the language isolate Bangime hinges on the nature and granularity of the core lexicon used for comparison. Shorter wordlists, such as the 40-item ASJP or Swadesh–Yakhontov’s 35 words (Starostin 1991), show higher lexical affinities between Bangime and the Soninke-Bozo branch of the Mande family. In contrast, longer comparative lists—particularly those that include low numerals and fauna terms such as ‘louse’—consistently point to Dogon languages as the closest neighbors. This divergence raises key questions about the diachronic stability, cultural embeddedness, and susceptibility to borrowing of different lexical domains.This presentation introduces a new comparative wordlist tailored to the Bandiagara region and wider West Africa. Existing resources, such as Gregersen’s 217-item list (1976) and Vydrin’s 100-concept list (2009), offer valuable baselines for glottochronology and homeland reconstruction but do not capture the region's languages’ contact dynamics or cultural specificity.We propose a refined 300-concept list, provisionally titled the Bandiagara Core Lexicon, based on the “core” category of Heath et al. (2019). This list builds on previous efforts while expanding the inclusion criteria. Rather than excluding likely borrowings, it retains both probable loanwords and cognates to trace patterns of contact, convergence, and divergence. Concept selection is guided by cultural salience, presumed historical depth, and relevance to local ethnolinguistic categories—particularly those significant to the Bandiagara Region.The list is currently being piloted with speakers in multiple villages to assess intra-regional variation. Ultimately, it is designed to support both historical-comparative and contact-based analyses, and to facilitate collaborative fieldwork through semantic domain-based elicitation. La classification du bangimé, isolat linguistique, dépend largement de la nature et de la granularité du lexique de base utilisé pour les comparaisons. Les listes courtes, telles que la liste ASJP de 40 items ou celle de Swadesh–Yakhontov (Starostin 1991) à 35 mots, tendent à révéler des affinités lexicales plus fortes entre le bangime et la branche soninké-bozo de la famille mandée. À l’inverse, les listes plus longues — en particulier celles qui incluent les petits numéraux et des termes fauniques comme « pou » — rapprochent systématiquement les langues dogons du bangimé. Ce décalage soulève des questions cruciales sur la stabilité diachronique, la spécificité culturelle et la propension à l’emprunt des différents domaines lexicaux.Cette communication propose une nouvelle liste comparative conçue pour la région de Bandiagara et, plus largement, l’Afrique de l’Ouest. Les ressources existantes, telles que la liste de Gregersen (1976, 217 items) ou celle de Vydrin (2009, 100 concepts), offrent des points de référence utiles pour la glottochronologie et la reconstruction linguistiques, mais ne rendent pas compte de la dynamique des contacts ni de la spécificité culturelle des langues concernées.Nous proposons une liste affinée de 300 concepts, provisoirement intitulée Lexique fondamental de Bandiagara, fondée sur la catégorie « core » de Heath et al. (2019). Cette liste s’appuie sur les travaux antérieurs tout en élargissant les critères d’inclusion. Plutôt que d’exclure les emprunts probables, elle conserve à la fois les emprunts et les cognats afin de mieux tracer les dynamiques de contact, de convergence et de divergence. Les concepts ont été choisis pour leur saillance culturelle, leur stabilité présumée dans le temps, et leur pertinence pour les catégories ethnolinguistiques locales — en particulier dans les communautés de la région de Bandiagara.La liste est actuellement testée auprès de locuteurs dans plusieurs villages afin d’évaluer les variations locales. Elle vise à appuyer les analyses comparatives et les études de contact, tout en facilitant le travail de terrain collaboratif grâce à une méthode d’élucidation fondée sur les domaines sémantiques.