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Comparative and historical phonology of Kongo (Group H 10) Phonologie comparative et historique du Kongo (groupe H10)

Domain:

natural language processing

Record type:

paper
Creator:
Mab
Editor:
DynUniJea
Publisher:
CCSD
Host:avatar
no abstract Ce travail est un essai de phonologie systématique de six langues kongo du Congo (beembe, vili, yoombi, suundi, laadi et hangala), d'un point de vue essentiellement comparatif, avec pour cadre théorique, la Méthode comparative, telle qu'elle a été appliquée aux langues bantu par Guthrie et Meeussen. Le kongo est un groupe de la famille des langues bantu, localisé en Afrique centrale, sur un territoire d'environ 1500 km2 compris entre l'Angola, le Congo et l'ancien Zaïre. La thèse comprend trois parties, appendice compris, articulées sur trois problématiques différentes. L'appendice traite de l'objet d'une phonologie systématique des parlers kongo, au-delà de l'analyse des unités segmentales communes. Quatre phénomènes sont ainsi étudiés d'après une approche dynamique: harmonisation, imbrication, aspiration, syllabification. La problématique de la première partie part du postulat de l'existence d'un proto-bantu, recherche ses réflexes dans les langues modernes, avant d'envisager la conformité des données kongo par rapport aux reconstructions. La seconde partie est centrée sur la cohérence de l'évolution au sein du groupe et le rétablissement de la filiation avec l'ancêtre bantu. Les résultats peuvent être classés en deux catégories suivant qu'ils touchent à l'objet central de la thèse ou aux discussions complémentaires. Ces analyses annexes ont permis, outre la vérification de phénomènes reconnus au bantu, la découverte de particularités concenant des processus attestés ailleurs tels que l'asymétrie de l'HV, l'amorce de spirantisations devant * i (2e°), la coïncidence des regroupements basés sur le trait harmonique, sur les réflexes de * d devant * i ou sur les possibilités d'imbrication. On a pu aussi analyser des phénomènes nouveaux comme la syllabification exclusive au civili et la transparence du schwa en beembe; et identifier de la compétitivité des processus comme source d'irrégularités. On peut retenir trois conclusions principalement. Les changements majeurs entre le bantu et les langues modernes diffèrent de ceux que nous avons établis entre le proto-kongo et les langues étudiées. Le regroupement par la méthode lexicostatistique diffère du nôtre, basé sur des critères phonologiques. La confrontation avec les résultats de Guthrie, concernant la reconstruction, permet de relativiser les nôtres, en les ramenant à la dimension d'un groupe sur les quatre-vingt-cinq que compte le bantu. Cela montre les limites d'une conclusion générale dans un cadre particulier et vice versa.