Le mardi 12 mars 2019, aux environs de midi, des étudiants accrochent des centaines de post-it sur les murs de la place Maurice Audin, à Alger centre. Le 16 et le 23 avril l’opération est réitérée à la sortie d’une bouche du métro Tafourah, près de la Grande Poste.Cette contribution propose d’analyser les usages des langues dans la rédaction de ces messages. Pour ce faire, les post-it accrochés ont été photographiés. Ceux qui tombaient sur le sol ont été récupérés. Ils ont ensuite été répertoriés sur des bases de données.En quelles langues écrit-on ? Écrit-on la derdja algérienne davantage en alphabet arabe ou latin ? Observe-t-on une corrélation entre le thème abordé et la langue employée ? Cette contribution apporte des premières réponses à ces questions en analysant ce mode d’action et de revendication original qui s’est ensuite diffusé à travers le territoire algérien et la diaspora (des messages ont été écrits sur des post-it à Djelfa, Constantine, Paris, etc.).