International audience
Land use is one of the main factors causing degradation of different vegetation formations. This degradation is particularly worrying because of the weather, human activities especially the expansion of agricultural areas and population pressure. The aim of this study is to analyze the dynamics of land use and the development of agricultural areas in order to characterize the variation in vegetation cover in the district of Sinendé. This study is based on analysis of satellite images taken in 1990, in 2000 and 2010 and statistics in agricultural areas sown in the district of Sinendé from 1995 to 2012.The results of the land use dynamics showed a regression of the gallery forest (97.28 %), the semi-deciduous dense forest (99.61 %) and saxicole savannah (79.32 %) on one hand and growth of crops and fallow areas (51.31 %) and urban areas (97.01 %). The significant regression of vegetation is due to the expansion of agricultural areas and demographic pressures. The principal species spared by farmers are Vitellaria paradoxa, Parkia biglobosa, Anacardium occidentale and Mangifera indica. These different species make very significant economic services to the population, through the marketing and processing of fruit.
L’occupation des sols est l’un des principaux facteurs qui entraîne la dégradation des différentes formations végétales. Cette dégradation est d’autant plus inquiétante du fait des conditions climatiques et des pressions démographiques. L’objectif de ce travail est d’analyser la dynamique de l’occupation du sol et l’évolution des espaces agricoles afin de caractériser la variation du couvert végétal dans la Commune de Sinendé. Cette étude est basée sur l’analyse des images satellitaires prises en 1990, 2000 et 2010 et des données statistiques des espaces agricoles de 1995 à 2012. Les résultats de la dynamique d’occupation du sol montrent une régression de la forêt galerie (97,28 %), de la forêt dense semi-décidue (99,61 %) et de la savane saxicole (79,32 %) d’une part et une progression des espaces de cultures et jachères (51,31 %) et agglomérations (97,01 %) d’autre part. La régression des formations végétales est due à l’extension des espaces agricoles notamment la recherche de terre fertile, les pressions démographiques et les techniques culturales encore traditionnelles. Les principales espèces à valeur économique, épargnées dans les champs sont Vitellaria paradoxa, Parkia biglobosa, Anacardium occidentale et Mangifer aindica. Cette étude diachronique de l’occupation du sol permet d’apprécier les modifications du couvert végétal, les facteurs déterminants et en perspective de prévoir des stratégies de préservation des ressources naturelles dans les zones semi-arides.