Description du sujet. L’évaluation de l’efficacité technique permet d’apprécier la capacité des exploitations apicoles à transformer leurs facteurs de production de miel dans un contexte marqué par de fortes contraintes structurelles et environnementales.
Objectif. Cette étude vise à évaluer le niveau d’efficacité technique des exploitations apicoles et à identifier les principaux facteurs déterminants de la production de miel dans trois secteurs du territoire de Mbanza-Ngungu (Boko, Gombe Matadi et Kivulu), au Kongo Central, en République démocratique du Congo (RDC).
Méthodes. Une enquête transversale a été menée auprès de 384 exploitations apicoles sélectionnées aléatoirement. Les données ont été analysées à l’aide d’une fonction de production de type Cobb-Douglas, estimée par la méthode du maximum de vraisemblance selon l’approche de Stochastic Frontier Analysis (SFA).
Résultats. Il ressort de cette étude que la production de miel est positivement et significativement associée au nombre de ruches (β = 0,6477 ; p < 0,01), à la main-d’œuvre familiale (β = 0,2179 ; p < 0,01) et à l’expérience en apiculture (β = 0,2258 ; p < 0,01). En revanche, les dépenses en équipements n’ont pas d’effet statistiquement significatif. Le paramètre gamma estimé (γ = 0,0059) met en évidence une très faible inefficacité technique, suggérant que les écarts de production observés s’expliquent principalement par des facteurs aléatoires et environnementaux. Les scores d’efficacité technique sont globalement très élevés, avec une moyenne de 0,998607.
Conclusion. Les faibles niveaux relatifs de production apicole à Mbanza-Ngungu semblent donc relever davantage de contraintes structurelles et écologiques que d’une inefficacité technique des producteurs. Ces résultats suggèrent que les interventions publiques devraient prioritairement renforcer l’accès aux intrants productifs, au financement et aux dispositifs de gestion des risques environnementaux.
Description of the subject. Assessing technical efficiency helps determine the ability of beekeeping farms to transform production inputs into honey under structural and environmental constraints.
Objective. This study aims to assess the level of technical efficiency of small-scale beekeeping farms and identify the main determinants of honey production in three sectors of the Mbanza-Ngungu territory the MbanzaNgungu territory (Boko, Gombe-Matadi, and Kivulu), Kongo Central province, in the Democratic Republic of the Congo.
Methods. A cross-sectional survey was conducted among 384 randomly selected beekeepingfarms. Data were analyzed using a Cobb-Douglas stochastic production function estimated by maximum likelihood under the Stochastic Frontier Analysis (SFA) approach.
Results. It emerges from this study that honey production is significantly associated with the number of hives (β = 0.6477; p < 0.01), family labor (β = 0.2179; p < 0.01), and beekeeping experience (β = 0.2258; p < 0.01). In contrast, expenditure on equipment had not statistically significant effect. The estimated gamma parameter (γ = 0.0059) indicated very low technical inefficiency, suggesting that the observed differences in output was driven primarily by random and environmental factors. Overall technical efficiency was very high, with a mean score of 0.9986
Conclusion. The low levels of apicultural production observed in Mbanza-Ngungu appear to be attributable more to structural and ecological constraints than to producers’ technical inefficiency. These findings indicate that public interventions should prioritize improved access to productive inputs, financial support, and mechanisms for managing environmental risk.