Cet article présente l’impact qu’a pu avoir le processus de décentralisation au Mali sur la gestion des ressources forestières. Les populations locales ont retrouvé leur pouvoir de contrôle sur les ressources mais sans avoir officiellement accès aux retombées financières de leur exploitation. Un système de taxation parallèle a alors été mis en place. Il s’appuie sur des critères discriminants du point de vue ethnique et géographique. L’étude du cas des migrants du bois du Mandé montre la complexité des rapports qui s’établissent entre allochtones et autochtones. Ils sont basés sur une complémentarité économique mais aussi, surtout, sur la crainte des populations autochtones de perdre le contrôle de leur territoire.