A partir de l’analyse de deux courts récits initiatiques de l’écrivain swahili Euphrase Kezilahabi, cet article s’interroge sur des modalités d’existence et de fonctionnement de l’espace initiatique. L’étroite solidarité avec le récit est la caractéristique primordiale d’un espace qui ne saurait être décrit pour lui-même, indépendamment des processus initiatiques qui lui donnent son lieu. Trois propriétés, éminemment narratives, sont identifiées concernant l’espace initiatique : un espace événementiel, un espace polarisé, un espace en devenir. C’est au cœur du récit initiatique, dans l’événement d’une Rencontre toujours présente et toujours différée, qu’est généré cet espace aux coordonnées mobiles.