Dans le Parler Amazigh de Ksar Tit n’Ali (PAKTA), la construction des noms chargés d’exprimer l’état est un défi. Elle ne met pas en jeu uniquement l’affixation d’un morphème qui vient s’additionner à une base verbale mais se produit aussi par un contraste de forme se traduisant par un changement de la mélodie vocalique ainsi que par des altérations au niveau de la racine consonantique. Le but de cet article est double. D’une part, essayer de montrer que la corrélation entre les deux types de morphologie (concaténative & non-concaténative) est contraint en taille, étant donné que les morphèmes produisant ces unités ne s’additionnent pas à n’importe quel radical. En effet, Le choix n’est pas dicté seulement par le genre, le contenu segmental ou le sens du radical mais aussi par la taille du gabarit. D’autre part, tenter de justifier que pour respecter de telles manifestations, le PAKTA met en application des mécanismes originaux contribuant à l’établissement d’une architecture finale convenable pour cette catégorie nominale. Revue Linguistique et Référentiels Interculturels, مجلد 4, عدد 1 (2023): Linguistique et analyse de discours/ Linguistics & Discourse Analysis