La médecine traditionnelle est une réalité incontournable en Afrique. Près de 70 % des populations africaines y ont recours. Pourtant, elle reste largement ignorée par les systèmes de santé officiels. Cet article explore les dimensions juridiques et institutionnelles de son intégration. Il analyse les obstacles, les modèles existants (Ghana, Burkina Faso, Tanzanie, Nigeria), la position de l'OMS, la protection des savoirs traditionnels, et la loi modèle du Parlement panafricain. Il formule des recommandations pour un cadre juridique adapté aux réalités africaines.