This article proposes a clinical reading of religious behaviors in colonized contexts. It focuses on how faith is used as a psychological mask to hide aggression, contempt, and exploitation directed against members of one's own group (intra-group aggression). The author argues that many forms of Christian and Muslim zeal in Africa and the Global South are manifestations of internalized colonial violence, not primarily spiritual expressions
Using clinical concepts (defense mechanisms, projective identification, Superego pathology) and the framework of the Colonized Dark Tetrad , the paper describes behaviors ranging from passive hostility to quasi-obsessional harassment and pious sadism. Examples include the hostility of Congolese Catholics towards Kimbanguists, the demonization of Vodun by some Afro-Christians, and the alignment of some African Muslims with narratives of Arab supremacy against their own people. The conclusion proposes that these patterns form a recognizable clinical-cultural syndrome of colonized faith: the fusion of an imported religion with internalized self-hatred and intra-group aggression.
Cet article propose une lecture clinique des comportements religieux dans les contextes colonisés. Il se concentre sur la manière dont la foi est utilisée comme un masque psychologique pour dissimuler l’agression, le mépris et l’exploitation dirigés contre les membres de son propre groupe (agression intra-groupe). L’auteur soutient que de nombreuses formes de zèle chrétien et musulman en Afrique et dans le Sud global ne sont pas principalement des expressions de spiritualité, mais des manifestations de la violence coloniale intériorisée.
En s’appuyant sur des concepts cliniques (mécanismes de défense, identification projective, pathologie du Surmoi) et sur le cadre de la Tétrade Sombre colonisée, l’article décrit un spectre de comportements allant de l’hostilité passive au harcèlement quasi-obsessionnel et au sadisme pieux. Les exemples incluent l’hostilité des Catholiques congolais envers les Kimbanguistes, la diabolisation du Vodun par certains Afro-Chrétiens, et l’alignement de certains Musulmans africains sur des récits de suprématie arabe dirigés contre leur propre peuple. La conclusion propose que ces schémas forment un syndrome clinico-culturel reconnaissable de la foi colonisée : la fusion d’une religion importée avec la haine de soi intériorisée et l’agression intra-groupe.