Toutes les fois qu’il est question de panafricanisme et de recherche africaine comme le propose ce numéro 3 de Global Africa, il nous faut faire preuve d’intelligence de premier ordre pour ne pas verser dans l’amertume, la colère, le découragement. Ainsi, quand on reconstitue l’histoire du Plan d’action de Lagos (PAL), l’une des plus ambitieuses stratégies de développement pour le continent, ce n’est pas seulement le triste sort qui lui a été réservé qui déconcerte, mais le fait qu’en dépit de la violence de cette expérience, les États africains ne sont pas radicalement déterminés à réaliser toutes les conséquences de sa leçon essentielle, à savoir que le devenir africain est une responsabilité (pan)africaine.