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Languages, deafness, and evolving identities in Morocco. Surdité, langues et identités en évolution au Maroc. Languages, deafness, and evolving identities in Morocco.: Languages, deafness, and evolving identities in Morocco. Surdité, langues et identités en évolution au Maroc.: Surdité, langues et identités en évolution au Maroc.

Domain:

natural language processing

Record type:

paper
Creator:
Bel
Editor:
InsAixUni
Publisher:
CCSD
Host:avatar
International audience In 2013, the emergence of the Fédération Nationale des Sourds Marocains (FNSM) (National Federation of Moroccan Deaf People) brought to light a previously unknown linguistic and cultural community: the Moroccan deaf community. The culturalist interpretation of deafness defines sign language as the foundation of a deaf community that develops through associative, cultural and educational spaces (Padden, 1980). Deafness is now an anthropological category, raising questions about the body, language, culture, identity, education and society (Bedoin, 2018). In Morocco, a national action plan (2017-2021) has been put in place for the integration of Moroccan deaf people. This initiative follows the UN Convention on Persons with Disabilities (Article 24) and the demands of the FNSM. The existence of a deaf community raises many questions about the transmission of the dominant spoken language. In the multilingual and diglossic context of the Arab world, priority is given to Modern Standard Arabic (MSA). The way in which we think about teaching deaf people has been built up through various exchanges of varying duration between Morocco, France, the United States, Saudi Arabia and QatarThese exchanges include training in French sign language and American sign language, meetings on “deaf culture”, various cultural activities and initiatives to unify Arabic sign languages. Based on three separate fields of investigation: the “al-Fath association for deaf children in Meknes” (1948), the “Achourouk” school in Ouarzazate (1979) and the “Lalla Asmaa” Foundation in Rabat (1972), carried out in 2019, 2022 and 2023 respectively, the aim is to highlight the diversity of linguistic and ideological influences that are reflected in the linguistic representations of the languages taught. How does the school deal with this specific community whose organic difference represents a vector of identification? How do deaf Moroccans, in their process of social integration, deal with these various influences over time and space? En 2013, l’émergence de la Fédération Nationale des Sourds Marocains (FNSM) met en lumière une communauté linguistique et culturelle jusqu’alors méconnue, celle de la communauté sourde marocaine. La lecture culturaliste de la surdité définit la langue des signes comme le fondement d’une communauté sourde qui se développe à travers des espaces associatifs, culturels et éducatifs (Padden, 1980). La surdité est aujourd’hui une catégorie anthropologique, elle soulève des questionnements sur le corps, le langage, la culture, l’identité, l’éducation et la société (Bedoin, 2018). Au Maroc, un plan d’action national (2017-2021) a été mis en place pour l’intégration des sourds marocains. Cette initiative fait suite à la convention de l’ONU relative aux personnes en situations de handicap (article 24) et aux revendications de la FNSM. L’existence d’une communauté sourde soulève beaucoup de questions sur la transmission de la langue dominante parlée. Dans le contexte plurilingue et diglossique du monde arabe, la priorité est donnée à l’arabe standard moderne (ASM). La manière de penser l’enseignement aux personnes sourdes s’est construite au travers de divers échanges aux temporalités différentes entre le Maroc, la France, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ces échanges comprennent des formations en langue des signes française et en langue des signes américaine, des rencontres autour de la « culture sourde », des activités culturelles diverses et des initiatives d’unification des langues des signes arabes. À partir de trois terrains d’enquête distincts : l’association « al-Fath pour enfants sourds de Meknès » (1948), l’école « Achourouk » à Ouarzazate (1979) et la Fondation « Lalla Asmaa » à Rabat (1972), menés respectivement en 2019, 2022 et 2023 ; il s’agira de mettre en évidence la diversité des influences linguistiques et idéologiques qui se traduisent dans les représentations linguistiques des langues enseignées et d’enseignements. Comment l’école compose avec cette communauté spécifique dont la différence organique représente un vecteur d’identification ? Comment les sourds marocains, dans leur processus d’intégration sociale, composent-ils avec ces diverses influences à travers le temps et l’espace.

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