Cette étude explore le pardon familial à travers un cas clinique tunisien : un patient de 34 ans engageant une réconciliation avec son père violent, décédé durant le suivi psychothérapeutique de dix-huit mois. La méthodologie combine approche psychodynamique, évaluations standardisées ( had, bdi -II) et tests projectifs (Rorschach, tat ). Les résultats démontrent que le pardon constitue un processus multidimensionnel où la conception islamique du pardon (‘ afw ) offre un cadre symbolique facilitant l’élaboration psychique, sans remplacer le travail thérapeutique. L’évolution clinique révèle une diminution significative de la symptomatologie anxio-dépressive parallèlement à la transformation des représentations paternelles, soulignant l’importance d’une approche culturellement informée.