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Les freins à la mise en oeuvre d’une approche participative transformatrice dans un contexte multi-acteurs au Sénégal

Domain:

socioeconomic

Record type:

paper
Creator:
Dri
Editor:
UniCao
Publisher:
Uni
Host:avatar
Quels sont les freins à la mise en œuvre d’une approche participative transformatrice par les différents acteurs des projets de solidarité internationale, et comment les expliquer ? Apparue dans les projets communautaires en zones rurales dès les années 1950, notamment en Afrique de l’Ouest, la notion de participation se renouvelle et devient une pratique incontournable du développement à partir des années 1980. Elle vise à redonner un pouvoir décisionnel aux bénéficiaires des projets afin qu’ils participent aux décisions qui affectent leur vie. Cependant, bien que la pratique participative soit largement promue par l’ensemble des acteurs de la solidarité internationale, cette démarche demeure souvent de l’ordre du discours, avec des formes de participation qui se limitent à des contributions ponctuelles des bénéficiaires. Afin de rendre compte de cette réalité, cette recherche propose ainsi une typologie heuristique de freins institutionnels, organisationnels, relationnels, socio-culturels et politico-juridiques, qui s’influencent mutuellement, et contribuent à expliquer la difficulté à mettre en œuvre une approche participative transformatrice dans les projets de développement. Cette grille d’analyse est élaborée à partir d’une revue de la littérature et enrichie par une expérience professionnelle en immersion au sein du sous-bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Ziguinchor (Sénégal), lors d’un stage consacré au suivi du projet SALOUMA, visant à promouvoir l’emploi des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles. Ainsi, cette recherche permet de montrer que la participation des bénéficiaires n’est pas un modèle unique mais bien une pratique renégociée dans les interactions et les rapports de pouvoir quotidiens entre les acteurs des projets de solidarité internationale, selon le contexte, les ressources disponibles et les savoirs reconnus comme légitimes. Abstract What are the barriers to the implementation of a transformative participatory approach by the various actors involved in international solidarity projects, and how can these barriers be explained? Emerging in rural community development projects in the 1950s, particularly in West Africa, the concept of participation underwent a renewal and became a central principle of development practice from the 1980s onwards. It aims to transfer decision-making power to project beneficiaries so that they can participate in decisions affecting their lives. Although participatory approaches are widely promoted across the international solidarity sector, they often remain rhetorical, with forms of participation limited to occasional contributions from beneficiaries. To reflect this reality, this study therefore proposes a heuristic typology of institutional, organizational, relational, sociocultural, and politico-legal barriers, which influence one another, and help explain the difficulties involved in implementing a transformative participatory approach in development projects. This analytical framework is based on a literature review and enriched by an immersive professional experience at the World Food Program (WFP) sub-office in Ziguinchor (Senegal) during an internship focused on monitoring the SALOUMA project, which aims to promote youth employment in agricultural value chains. Thus, this research demonstrates that beneficiary participation is not a one-size-fits-all model but rather a practice that is renegotiated in the daily interactions and power relations among the actors involved in international solidarity projects, depending on the context, the available resources and the forms of knowledge recognized as legitimate.

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