En kla-dan l’un des modèles les plus productifs de la dérivation verbale est l’attachement d’un élément prépositif d’origine nominale, un préverbe, à la base verbale. Les préverbes se caractérisent par une forte capacité à se séparer de la base verbale et se comporter comme un vrai mot. C’est pourquoi il est nécessaire de trouver des critères formels qui permettent de distinguer entre les verbes à préverbes et les séquences homonymiques « nom + verbe ». Deux critères morphologiques peuvent être proposés :- Critère de redoublementSi la séquence des constituants nominal et verbal peut subir intégralement un redoublement à valeur distributive, alors le constituant nominal de cette séquence est un préverbe. Sinon, c’est un nom faisant partie du complément d’objet direct.- Critère de marque causativeSi la marque causative apparaît devant le constituant nominal, ce constituant doit être considéré comme un préverbe. Sinon, c’est un nom faisant partie du complément d’objet direct.L’applicabilité d’un seul critère morphologique (soit « le critère du redoublement », soit « le critère du causatif ») est suffisant pour considérer l’élément nominal comme un préverbe.