Harou, Aurelie (Supervisor) Les moyens de subsistance des ménages ruraux en Afrique subsaharienne sont menacés par le changement climatique et les performances insuffisantes du secteur agricole. Pour relever ce défi, la culture sur plusieurs saisons a été suggérée comme une alternative potentielle à la culture pluviale afin d'intensifier la production agricole et d'améliorer le bien-être des agriculteurs. Cette étude utilise un modèle à effets fixes et variables instrumentales (FE-IV) pour estimer l'impact de la culture sur plusieurs saisons sur la sécurité alimentaire des ménages et la nutrition des enfants. Nous ne trouvons aucun impact significatif sur la nutrition des enfants ; cependant, les ménages qui pratiquent la culture sur plusieurs saisons sont significativement plus sûrs sur le plan alimentaire que ceux qui dépendent uniquement de la culture de la saison des pluies. Cette amélioration est plus prononcée chez les ménages aisés en termes d'actifs et dirigés par des hommes. Les agriculteurs pratiquant la culture sur plusieurs saisons ont également tendance à cultiver une gamme de cultures plus diversifiée et sont plus susceptibles de vendre les excédents sur les marchés, ce qui leur permet d'accéder à une offre alimentaire plus abondante et diversifiée. De plus, nous adoptons une méthode basée sur les moments pour estimer la résilience des ménages, définie comme la persistance de la sécurité alimentaire au fil du temps. Cependant, nous constatons que l'augmentation actuelle de la sécurité alimentaire grâce à la culture sur plusieurs saisons ne se traduit pas nécessairement par une plus grande sécurité alimentaire à long terme. Notre étude apporte des preuves du potentiel de la culture sur plusieurs saisons pour améliorer la productivité agricole sans étendre la superficie cultivée. Les futures études pourraient se concentrer sur la manière dont la fourniture d'intrants, l'irrigation et l'accès aux marchés peuvent influencer la décision de pratiquer la culture sur plusieurs saisons et l'impact associé sur le bien-être des ménages The livelihoods of rural households in sub-Saharan Africa have been threatened by climate change and underperformance of the agricultural sector. To address this challenge, multiple-season farming has been suggested as a potential alternative to rain-fed cultivation in order to intensify agricultural production and improve farmers’ well-being. This study employs a fixed effects- instrumental variable (FE-IV) model to estimate the impact of multiple-season farming on household food security and child nutrition. We find no significant impact on child nutrition; however, households that engage in multiple-season farming are significantly more food secure compared to those who solely rely on rainy season cultivation. This improvement is most pronounced among asset-rich and male-headed households. Multiple-season farmers also tend to cultivate a more diverse range of crops and are more likely to sell surpluses in markets, which enables them to access a more abundant and diverse food supply. Furthermore, we adopt a moment-based method to estimate household resilience, defined as the persistence of food security over time. However, we find that the current increase in food security from multiple-season farming does not necessarily translate into higher levels of resilience. Our study provides evidence of the potential of multiple-season farming to enhance agricultural productivity without expanding the area of cultivation. Future studies could focus on how the provision of inputs, irrigation, and market access may shape the decision to engage in multiple-season farming and the associated impact on households’ welfare