L’univers dépeint dans plusieurs contes toupouri est très souvent présenté sous le mode dystopique où, on note une prégnance de la violence. Cette violence est davantage exacerbée que des personnages de divers ordres sont pris dans cet engrenage (personnages humain, animal, divin…). Même ceux qui sont censés bénéficiés d’une certaine protection (enfants, femmes) se retrouvent en proie à des pressions, sans pour autant se résigner à subir. Par ailleurs, l’espace du tragique ainsi que le moment où il se manifeste semble correspondre à une délimitation précise. Le fait qu’à chaque fois, le hors village et la nuit soient les pôles d’occurrence de l’acte tragique, porte à croire qu’il s’agit là d’une catégorie littéraire aux enjeux esthétique et idéologique certains. La présente réflexion entend donc analyser quelques contes toupouri et dégager le modèle sociétal qu’ils promeuvent.