Le documentaire bilingue fulfulde-français Konngol munyɓe sonde les mécanismes de la résilience dans la mémoire vivante des rescapé·e·s (déplacé·e·s et réfugié·e·s) de la crise Boko Haram qui a déstabilisé le bassin du Lac Tchad. Plus de dix ans après les premiers enlèvements et attaques, il donne la parole à quatre voix anonymes, les « oublié·e·s » comme les appelle Yvon Ngassam (2021). Elles dessinent elles-mêmes leur propre tableau de la guerre et ses atrocités. Elles racontent leur perception du bonheur et démêlent les ressorts psychologiques de leur résilience face à cette calamité qui a changé à jamais le cours de leur vie.