Cette contribution s’attache à examiner, à partir de l’exemple des Dioula de Kong, dans quelle mesure l’espace peut être parmi d’autres, un critère susceptible d’intervenir dans la catégorisation des genres oraux, tant au niveau de l’énonciation qu’à celui de l’énoncé. Au plan de l’énonciation, elle montre qu’à ces genres sont la plupart du temps attachés des lieux spécifiques et des modes de configuration spatiale des participants (notamment pour ce qui concerne les positions respectives des émetteurs et des récepteurs des discours proférés) tout en s’interrogeant sur les raisons de ces contraintes particulières.