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Understanding intimate partner violence as a social determinant of child morbidity in rural Malawi

Domain:

healthcaresocioeconomic

Record type:

paper
Creator:
Chi
Editor:
McGMcGCol
Publisher:
McG
Host:avatar
Collin-Vezina, Delphine (Supervisor) RésuméComprendre et traiter les facteurs de risque de la violence conjugale et leurs effets sur la santé au sein des populations vulnérables est considéré par l’Organisation Mondiale de la Santé comme un problème social de la plus haute importance. Au Malawi, la violence envers les femmes par leurs partenaires conjugaux est omniprésente et tolérée. Bien que plusieurs études aient examiné la question de la violence conjugale envers les femmes (incluant les femmes enceintes, les personnes affectées par le VIH et les femmes handicapées), il y a, à ce jour, peu d'études s’étant penché sur les déterminants de la violence conjugale chez les mères d'enfants de moins de cinq ans ou comment la violence vécue par les mères peut affecter la santé de l'enfant. Ceci est une importante lacune, considérant que comprendre et traiter les facteurs de risque liés à une mauvaise santé des mères et des enfants permettrait aux décideurs et planificateurs de programmes de mieux identifier des cibles d’intervention.Le but de cette thèse est double: premièrement, explorer l’ampleur et les facteurs sous-jacents de la violence conjugale vécue par les mères. Deuxièmement, examiner si cette violence contre les mères nuit au bien-être des enfants dans les zones rurales du Malawi. Les études du genre et les modèles écologiques sont les cadres conceptuels qui ont guidé cette étude. Inspiré de ces théories, je reconnais que les normes culturelles accordent plus de pouvoir aux hommes qu'aux femmes, qu'il existe des attentes spécifiques pour chaque groupe, et que la transgression des rôles sociaux normatifs peut envenimer les conflits interpersonnels. La méthode que j'ai employée pour étudier la relation entre la violence conjugale et les résultats pour la santé des enfants est basée sur une analyse transversale. Les données ont été recueillies auprès de 538 dyades mères / enfants dans un établissement hospitalier en milieu rural au Malawi. Les résultats de ma recherche suggèrent que la violence conjugale contre les mères dans le district de Dowa est un problème de santé publique important. Statistiquement, l’étude a révélé que 75%, 49%, 44% et 73% des mères avaient été victimes de violence de contrôle, psychologique, physique et sexuelle, respectivement. À la lumière du modèle écologique, les facteurs prédisposant à la violence conjugale se situent principalement au niveau interpersonnel, tel que l’abus d’alcool du partenaire masculin et le fait que celui-ci ait plusieurs partenaires sexuels. Au niveau communautaire, le temps alloué à aller chercher de l’eau par la mère est significativement associé de la violence conjugale. Pour ce qui est des effets sur les enfants, l’étude suggère que, mis à part le faible niveau d'éducation et l'âge de l'enfant, l'exposition maternelle à la violence conjugale était associée à l'infection paludique des enfants. Enfin, l’étude a révélé que parmi les trois mesures de malnutrition chez les enfants, seul le retard de croissance chez les enfants était associé à la violence conjugale vécue par les mères.L'étude suggère que la prévention de la violence conjugale à l’endroit des mères, en plus des stratégies actuellement disponibles, devrait viser la réduction de l'abus d'alcool et des relations extra conjugales chez les partenaires masculins. En outre, des actions sociales pour démystifier les traits dominants culturellement idéalisés de la masculinité qui semblent valoriser le viol conjugal et le contrôle des femmes sont essentielles pour réduire la violence perpétrée envers celles-ci. Enfin, l'étude suggère que le dépistage de la violence conjugale devrait faire partie des protocoles de santé pour les mères, en périnatalité et en petite enfance mis en place dans le district de Dowa par le gouvernement du Malawi afin de réellement promouvoir la santé des enfants AbstractUnderstanding and addressing risk factors of IPV and their associated health outcomes in vulnerable populations has been identified by the World Health Organization as an utmost important issue to better understand and address. In Malawi, IPV against women is both pervasive and widely condoned. While there are studies addressing the issue of IPV against women (including pregnant, HIV-affected, and disabled women), there is limited literature examining the determinants of IPV against mothers of children under the age of five or addressing the issue of how IPV against mothers affects child health. This is an important gap in the literature, and correctly, identifying and addressing underlying risk factors for poor maternal and child health outcomes can help to focus the attention of policymakers and program planners on the appropriate issues. The aim of this dissertation is twofold: first, it will explore both the magnitude and underlying risk factors for IPV against mothers; second, it will examine the issue of whether IPV against mothers undermines child wellbeing in rural Malawi. Gender order and ecological models are the broader conceptual lenses that have guided this study. Drawing from these theories, I acknowledge that cultural norms accord more power to men than women, that there are gender role expectations specific to each group, and that the transgression of prescribed social roles may exacerbate interpersonal conflict. I have employed a non-experimental cross-sectional research design method to investigate the relationship between IPV and child health outcomes. Data was collected from 538 mother/child dyads in a hospital-based setting in rural Malawi. The results of my research suggest that IPV against mothers in Dowa district is a significant public health problem. The study found that 75%, 49%, 44% and 73% of the mothers reported having experienced controlling, psychological, physical, and sexual violence. Based on ecological framework, the key predisposing factors for IPV tended to operate at the interpersonal level that included male partner alcohol abuse as well as having multiple sexual partners. At the community level, time spent fetching water was significantly associated with mothers’ exposure to spousal violence. In terms of effects on children, the study found that apart from child age and low levels of education, maternal exposure to IPV was associated with child malaria infection. Finally, the study found that out of the three measures of child undernutrition, only child stunting was associated with IPV against mothers.The study suggests that in addition to currently available strategies, prevention of IPV against mothers should also consider to address issues of alcohol abuse and extra marital affairs amongst men because they are strongly associated with the problem. In addition, community advocacy should focus on demystifying the culturally idealized traits associated with dominant masculinity that appear to valorize marital rape and the control of women. Finally, the study suggests that IPV screening should be part of the integrated maternal, newborn, and child health package being implemented in Dowa district by the Malawi government to fully promote child health

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