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Au-delà des données et des modèles : pour une souveraineté cognitive africaine

Type de record:

paperpolicy
Créateur:
ODU
Éditeur:
Zenodo
Hôte:avatar

Le débat africain sur l'intelligence artificielle se structure aujourd'hui autour de trois concepts : souveraineté des données, souveraineté de l'IA, souveraineté numérique. La Déclaration africaine sur l'intelligence artificielle adoptée à Kigali en avril 2025 y ajoute une souveraineté "économique, scientifique et culturelle".

Ce working paper propose un concept manquant : la souveraineté cognitive. Définie comme la capacité d'une communauté politique à produire, valider et faire circuler les catégories à partir desquelles elle se comprend et négocie sa place dans le monde, y compris quand l'IA devient le médium dominant de cette production , la souveraineté cognitive se distingue de la souveraineté des données (stockage), de la souveraineté de l'IA (modèles), de la souveraineté technologique (outils, formations, énergies) et de la souveraineté narrative (récits).

Le paper articule trois implications opérationnelles (politiques publiques, universités, industries créatives) et propose un critère lisible pour évaluer la coopération technologique Afrique-Europe : sa capacité à élargir, et non rétrécir, la souveraineté cognitive de l'interlocuteur.