Cette étude propose de s’arrêter sur des concepts que l’on retrouve en contexte juridique, plus particulièrement en droit constitutionnel et qui transparaissent tout au long d’un corpus de travail. Une analyse terminologique de la traduction en wolof (langue Niger-Congo de la branche atlantique et langue véhiculaire du Sénégal) des écrits juridiques dans le domaine du droit constitutionnel est proposée avec comme objet de réflexion la conceptualisation du droit, de la liberté et du devoir dans la version wolof. Ce sont des notions qui apparaissent au cœur de l’organisation juridique et politique d’un État et qui contribuent au fonctionnement de ses institutions. Les rapports entretenus par les citoyens s’articulent autour des droits et devoirs sans oublier la notion de liberté qui est fondamentale à leur citoyenneté. La matérialisation verbale de ces concepts se fait sur le plan lexical par des « mécanismes de transfert de droit » (Abolou, 2011, p. 24). Le cadre théorique d’analyse de cette étude est la socioterminologie en tant qu’approche centrée sur les discours spécialisés et la circulation des termes. La complexité du champ juridique en Afrique a été évoquée dans d’autres travaux : Bidima (1997, 2003), Abolou (2011). Chez ces auteurs, apparait la nécessité d’inscrire ces écrits dans des cadres discursifs qui donneraient à voir une lecture élargie de la question dans des milieux où se confrontent des ordres juridiques différents qui questionnent sur la place de l’éthos et de l’objectivité.