International audience
In the manner of an anthropology of knowledge applied to the South African context, this paper takes a historical approach and discusses the production and circulation of knowledge about the practices of respect known as ukuhlonipha. Drawing from a corpus of exogenous sources (contributions from missionaries, colonial agents and cabinet scholars written in English) produced in the nineteenth and twentieth centuries, and based on the principle of historical recovery, this paper presents the circulation of knowledge and the processes of its production (mise en savoir) in relation to what is labelled ‘ukuhlonipha’ or ‘isihlonipho’ in the scientific literature. From the South African colonial context to European intellectual circles, this paper shows the ideological processes responsible for the construction of ‘hlonipha’ as linguistic-only and women-only practices.
Ce chapitre adopte une approche historique et discute de la production et de la circulation des savoirs autour des pratiques de respect dites du « ukuhlonipha » à la manière d’une anthropologie des connaissances appliquée au contexte sud-africain. À partir d’un corpus de sources anglophones dites exogènes (contributions de missionnaires, d’agents coloniaux et de savants de cabinet) produites au 19e siècle et au 20e siècle et en prenant acte du principe de rétablissement historique (historical recovery), ce chapitre présente la circulation des savoirs et les processus de « mise en savoir » en lien avec ce qui est nommé « ukuhlonipha » ou « isihlonipho ». Du contexte colonial sud-africain jusqu’aux cercles intellectuels européens, ce chapitre montre les processus idéologiques qui sont responsables de la construction du « hlonipha » comme un objet d’étude focalisé sur le langagier, et généralement réduit aux comportements de femmes.