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Economic analysis of HIV self-testing among key populations in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal

Domaine:

healthcare

Type de record:

paper
Créateur:
Lu,
Éditeur:
McGMcGMah
Éditeur:
McG
Hôte:avatar
Maheu-Giroux, Mathieu (Supervisor) Contexte: Malgré les efforts mondiaux pour mettre fin au SIDA, le VIH demeure un défi majeur pour la santé publique en Afrique de l'Ouest. Dans cette région, le fardeau de la maladie affecte disproportionnellement les populations clés (PC). Les PC comprennent les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS) et leurs clients, ainsi que les consommateurs de drogues. L'auto-dépistage VIH (ADVIH) est une stratégie prometteuse pour améliorer les taux de dépistage du VIH et réduire la proportion de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) non diagnostiquées. Ceci pourrait faciliter l'atteinte du premier objectif « 95-95-95 » de l'ONUSIDA qui vise à ce que 95% des PVVIH connaissent leur statut sérologique. Le programme communautaire ATLAS a mis en œuvre et promu l'ADVIH dans trois pays d'Afrique de l'Ouest de 2019 à 2021, distribuant plus de 350 000 kits, en se concentrant sur les PC et la distribution secondaire à leurs partenaires et proches.Objectifs: Mon mémoire vise à évaluer le rapport coût-efficacité du programme ATLAS et de son potentiel de mise à l’échelle en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal. Pour ce faire, j'ai :1)Évalué les coûts incrémentaux et l'accessibilité financière du programme ATLAS ADVIH et des scénarios d'expansion de l'ADVIH en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal,2)Examiné le rapport coût-efficacité de scénarios de ADVIH et évalué la sensibilité de ces estimations à diverses hypothèses,3)Comparé les ratios de coût-efficacité incrémentiels de mon mémoire aux estimations précédemment publiées.Méthodes: L’impact épidémiologique des ADVH a été estimé à partir des résultats d'un modèle dynamique à compartiments, développé et calibré précédemment, de la transmission sexuelle du VIH qui reflète les comportements de dépistage, y compris l'ADVIH. J'ai pris en compte la distribution de l'ADVIH à deux groupes de PC et leurs partenaires: les TS et les HSH. J'ai comparé le rapport coût-efficacité de deux scénarios principaux à un scénario de référence sans ADVIH sur un horizon temporel de 20 ans (2020-2039). Le premier scénario correspond au programme ATLAS (ATLAS-uniquement) et à un scénario hypothétique de mise à l’échelle nationale des ADVIH (ATLAS-mise-à-l’échelle). J'ai évalué l'efficacité de l'ADVIH en utilisant le nombre d'années de vie corrigées de l'incapacité (AVCI) évitées. Les scénarios ont été comparés à l'aide de ratios coût-efficacité incrémentiels (RCEI). L’évaluation des coûts a été réalisée du point de vue du prestataire de soins de santé, les coûts ont été actualisés à 4% et standardisés en $USD 2020. Les intervalles d’incertitude à 90% des RCEI ont été calculées en rééchantillonnant les impacts épidémiologiques du modèle et les coûts à partir de distributions triangulaires à l’aide de 10 000 simulations de Monte-Carlo.Résultats : Le scénario ATLAS uniquement a évité un petit nombre de nouvelles infections par le VIH mais était néanmoins très rentable, même avec de faibles seuils de volonté de payer. Les RCEI sont inférieurs à 130 $ par AVCI évitée pour les trois pays. Lorsque l'on considère l'expansion du programme, un impact épidémiologique considérable a été atteint. Les RCEI pour le scénario mise à l’échelle étaient de 199$ (90%UI: 122$ à 338$) par AVCI évitée en Côte d'Ivoire, 224$ (90%UI: 118$ à 415$) au Mali et 61$ (90%UI: 18$ à 128$) au Sénégal. Même sur un horizon temporel plus court de 10 ans, les programmes sont toujours très rentables, avec des RCEI inférieurs à 330$ par AVCI évitée dans les trois pays pour le scénario ATLAS uniquement, et inférieurs à 510$ par AVCI évitée pour le programme ATLAS mise à l’échelle.Conclusion: Les programmes ADVIH en Afrique de l'Ouest, où les PC sont importantes aux dynamiques de transmission, ont le potentiel d'être hautement rentables. Ces résultats soutiennent l'intégration de l'ADVIH dans les services de dépistage du VIH comme une modalité supplémentaire pouvant atteindre les personnes vivant avec le VIH non diagnostiquées Background: Despite global efforts to End AIDS, HIV still poses a significant public health challenge in Western Africa. Its burden disproportionately affects key populations (KP), which includes men who have sex with men (MSM), female sex workers (FSW) and their clients, and people who use drugs, among others. HIV self-testing (HIVST) is a promising strategy to improve HIV testing rates and reduce the undiagnosed fraction of people living with HIV (PLHIV). It could help achieve the UNAIDS 95-95-95 goals of 95% knowledge of status among PLHIV. The community-led ATLAS programme implemented and promoted HIVST in three West African countries over 2019-2021, distributing over 350,000 kits, focussing on KP and secondary distribution to their partners and relatives. Objectives: My thesis aims to evaluate the cost-effectiveness of the ATLAS HIVST programme and of its potential scale-up in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal. To achieve this, I:1)Evaluated the incremental costs and affordability of the ATLAS HIVST programme and of HIVST scale-up scenarios in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal,2)Examined the cost-effectiveness of HIVST scenarios and assess the sensitivity of these estimates to various assumptions,3)Compared the incremental cost-effectiveness ratios from my thesis to previously published estimates.Methods: The epidemiological impact of HIVST was assessed using a previously developed and calibrated compartmental model of sexual HIV transmission dynamics that reflects testing behaviours, including HIVST. I considered the distribution of HIVST to two KP groups and their partners: FSW and MSM. I compared the cost-effectiveness of two main scenarios against a counterfactual one (without HIVST) over a 20-year horizon (2020-2039). The first scenario corresponds to the observed ATLAS programme (ATLAS-only) and the second one to a hypothetical national scale-up version of ATLAS (ATLAS scale-up). I evaluated the effectiveness of HIVST using the number of disability-adjusted life-years (DALY) averted by each modeled scenarios in the three countries. Scenarios were compared using incremental cost-effectiveness ratios (ICER). Costing was performed using a healthcare provider’s perspective, costs were discounted at 4%, and standardized to $USD 2020. The 90% uncertainty intervals for the ICER are calculated by resampling the epidemiological outcomes from the model and costs from triangular distributions using 10 000 Monte-Carlo simulations.Results: The ATLAS-only scenario averted a small number of new HIV infections but was nevertheless highly cost-effective, even under low willingness-to-pay thresholds. The ICERs are below $130 per DALY averted for all three countries. When considering the scale-up of the program, substantial epidemiological impacts were achieved. The ICERs for the scale-up scenario were $199 (90%UI: $122 to $338) per DALY averted in Côte d’Ivoire, $224 (90%UI: $118 to $415) in Mali, and $61 (90%UI: $18 to $128) in Senegal. Even over a shorter 10-year time horizon, the programmes were still very cost-effective, with ICERs for all countries below $330 per DALY averted for ATLAS-only scenario, and below $510 per DALY averted for ATLAS scale-up. Conclusion: HIVST programmes in West Africa, where KP are important to overall transmission dynamics, have the potential to be highly cost-effective. These findings support the integration of HIVST within HIV testing services as an additional modality that can reach undiagnosed people living with HIV

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