La tradition descriptive du wolof admet généralement que les constructions telles que l’inversif, l’inchoatif, le causatif, la nominalisation, etc. sont obtenues en adjoignant un suffixe à un radical. Or, un tel modèle morphologique basée sur le mot, implique le recours à un catalogue de règles phonologiques qui ne sont pas évidentes dans la grammaire du wolof. Notre propos consiste à démontrer que le système morphologique du wolof accorde plus d’importance au squelette-CV qu’à une trame phonétique. L’analyse proposée permet donc d’éliminer un certain nombre de paradoxes découlant de la conception habituelle de la morphologie du wolof, et d’en proposer une image moins complexe, mais plus cohérente.