Small and medium-sized enterprises (SMEs) access to finance is a development issue worldwide, and even more so in Africa. Intermediated financing is one of the solutions. This financing is deployed by international financial institutions through regional and commercial banks and microfinance institutions to reach SMEs. The literature is inconclusive on the effectiveness of intermediated financing. This thesis contributes to the discussion by analyzing the effectiveness of intermediated financing in Africa through three essays. It is based on data from four international financial institutions: the African Development Bank (AfDB), the European Investment Bank (EIB), the World Bank, and the French Development Agency (AFD) through PROPARCO. The first essay analyzes the relationship between intermediated finance flows and the level of financial system of a country or region. The results show a positive relationship between the level of financial development (through a composite index) and intermediated finance flows, with a threshold. The second essay explores the determinants of intermediated financing in Africa. The results show that economic, financial, and institutional parameters act differently among international financial institutions. For the AfDB and the AFD, economic, financial, and institutional variables matter, while for the EIB, only institutional variables affect the decision. The third essay examines the impact of intermediated financing on fragility in Africa. It shows that intermediated financing contributes to reducing fragility in recipient countries through job creation, tax revenue, etc. This thesis proposes ways to mobilize more intermediated financing and make it more effective. These include policy measures and operational decisions to improve the macroeconomic and institutional environment of African countries and de-risk the financial environment in fragile countries. Finally, it offers arguments on advocating for more financing in favor of SMEs in Africa.
L’accès des Petites et moyennes entreprises (PME) aux financements est une problématique de développement dans le monde et plus encore en Afrique. Au nombre des solutions, il y a les financements intermédiés. Ces financements sont déployés par les Institutions financières internationales à travers des banques régionales,commerciales et des institutions de microfinance pour atteindre les PME. La littérature n’arrive pas à conclure sur l’efficacité des financements intermédiés. Cette thèse contribue à la réflexion en analysant l’efficacité des financements intermédiés en Afrique à travers 3 essais. Elle s’appuie sur des données de quatre institutions financières internationales que sont la Banque africaine de développement (BAD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD) à travers PROPARCO. Le premier essai analyse la relation entre les flux de financements intermédiés et le niveau de développement du système financier d’un pays ou une région. Les résultats montrent une relation positive entre le niveau de développement financier (capté à travers un indice composite) et les flux de financements intermédiés, avec un effet de seuil. Le deuxième essai explore les déterminants des financements intermédiés en Afrique. Les résultats montrent que les paramètres économiques, financiers et institutionnels agissent différemment chez les institutions financières internationales. Pour la BAD et l’AFD, des variables économiques, financières et institutionnelles comptent, tandis que pour la BEI, seules des variables institutionnelles affectent la décision. Le troisième essai traite de l’impact des financements intermédiés sur la fragilité en Afrique. Il montre que les financements intermédiés contribuent à réduire la fragilité dans les pays bénéficiaires, à travers la création d’emplois, de recettes fiscales, etc. Cette thèse propose des pistes pour mobiliser plus de financements intermédiés et les rendre plus efficaces. Il s’agit notamment de mesures politiques et de décisions opérationnelles pour améliorer l’environnement macroéconomique et institutionnel des pays africains et dérisquer l’environnement financier dans les pays fragiles. Elle offre enfin, des arguments pour le plaidoyer sur un consensus soutenu pour plus de financements en faveur des PME en Afrique.