Logo Lanfrica

La Nature comme langage symbolique et identitaire dans la poésie amazighe du Moyen Atlas marocain

Type de record:

paper
Créateur:
OUD
Éditeur:
Zenodo
Hôte:avatar
Résumé  Cet article analyse le rôle de la nature dans la poésie amazighe du Moyen Atlas marocain en tant que système symbolique structurant l’expression du sensible, la transmission des valeurs et la construction identitaire. Il s’interroge plus précisément sur la manière dont les éléments naturels — montagne, eau, nuit et lune — fonctionnent comme médiateurs entre l’expérience intime du sujet et les normes culturelles collectives. À partir d’une analyse qualitative d’un corpus d’izlans, l’étude mobilise une approche croisée combinant analyse littéraire, ethnopoétique et approche anthropologique du sensible. Elle montre que le paysage ne constitue pas un simple décor poétique, mais un langage indirect permettant d’exprimer la nostalgie, le désir, la douleur ou la pudeur dans un cadre culturel marqué par la retenue. Les résultats mettent en évidence que la nature fonctionne comme une « écriture codée du sensible », où l’émotion individuelle est transformée en forme symbolique partageable. L’article contribue ainsi à une meilleure compréhension des liens entre paysage, langage poétique, mémoire collective et identité culturelle dans la poésie amazighe du Moyen Atlas. Mots-clés : poésie amazighe ; nature ; paysage ; symbolisme ; identité ; Moyen Atlas Abstract  This article examines the role of nature in Amazigh poetry of the Moroccan Middle Atlas as a symbolic system structuring emotional expression, the transmission of values, and identity construction. More specifically, it explores how natural elements — mountains, water, night, and the moon — function as mediators between the subject’s intimate experience and collective cultural norms. Based on a qualitative analysis of a corpus of izlans, the study adopts a combined approach drawing on literary analysis, ethnopoetics, and the anthropology of sensibility. It shows that landscape does not merely serve as a poetic background, but operates as an indirect language through which longing, desire, grief, and modesty can be expressed within a cultural framework marked by restraint. The findings highlight that nature functions as a “coded writing of sensibility,” transforming individual emotion into a socially shareable symbolic form. The article thus contributes to a deeper understanding of the relationship between landscape, poetic language, collective memory, and cultural identity in Amazigh poetry of the Middle Atlas. Keywords: Amazigh poetry; nature; landscape; symbolism; identity; Middle Atlas  

Languages

Similaires