La présente étude s’intéresse à la terminologie médicale wolof, envisagée dans le cadre de la sémantique lexicale. Nous y abordons des unités terminologiques de type collocation. Ce choix a un lien direct avec notre cadre théorique d’analyse, la Théorie Sens-Texte (TST), qui, à l’heure actuelle, propose l’un des meilleurs outils de description de la collocation avec les Fonctions Lexicales (FL). Les collocations constituent des indices de spécialisation en plus d’avoir un comportement lexicosyntaxique singulier. Nous les analysons, sur la base d’un corpus scientifique compilé, afin d’avoir une perception holistique de la cooccurrence lexicale. Les langues, en Afrique, sont souvent peu dotées du point de vue terminologique. Il s’agit dans cette recherche de s’appuyer sur le modèle d’analyse du lexique qui prend en compte trois paramètres clés : le sens, la forme et la combinatoire, afin de faire une description du lexique wolof qui, à terme, permet d’établir des principes de terminologisation. La portée traductive du travail réside dans l’approche interlinguistique que nous adoptons pour élaborer notre liste de termes. Le versant opératoire de l’étude est la constitution d’un début de corpus médical trilingue (anglais-français-wolof). Le caractère multilingue n’est pas une fin en soi, mais au vu de la richesse terminologique de l’anglais et du français, il nous a paru opportun de partir des travaux en ces langues. La perspective traductive de la terminologie a permis de relever différents procédés de création et de restitutions de termes médicaux (anglais et français) en wolof. Elle n’a par ailleurs pas manqué de poser en filigrane une problématique d’ordre socioterminologique pour laquelle nous donnons des éléments de réponses.