International audience
Cheikh Anta Diop a su lier l’émergence à une exploitation rationnelle des valeursculturelles, économiques, scientifiques. Et s’il y a une question à laquelle l’auteur aconsacré une partie de sa réflexion pour la renaissance africaine, c’est surtout cellerelative aux langues dans le cadre de l’enseignement /apprentissage (C. A. Diop, 1974 ;C. A. Diop, 1979 ; C. A. Diop, 1990). Après sa mort, les idées de l’universitairepolémiste (P. Diagne, 1997) sont toujours revisitées. Dans une telle perspective, l’onpourrait se poser la question suivante: quelle est la place des langues dans la penséediopienne? L’objectif visé par cette étude est d’analyser le contenu de la pensée deCheikh Anta Diop en matière de politique linguistique en s’inspirant des réalitéslinguistiques complexes du Burkina Faso. L’étude révèle l’existence d’une penséesociolinguistique diopienne adaptée aux réalités africaines, d’une part, et la possibilité de redéfinir les propositions de politiques linguistiques nationales au Burkina Faso à la lueur de cette pensée, d’autre part.