Lors d'une enquête réalisée auprès des employés d'une société nationale sénégalaise, localisée à Ziguinchor, les questions suivantes ont été posées : où le wolof est-il le mieux parlé ? Y a-t-il des personnes le parlant mieux que d'autres ? Les mêmes questions ont également été posées à propos des langues premières. L'analyse des réponses indique, pour le wolof d'une part, pour le joola d’autre part, quelle est la variété approuvée par le plus grand nombre et quels en sont les attributs. Le purisme exprimé unanimement contre l'émergence de variétés urbaines va de pair avec l'appréciation d’un wolof authentique ; cependant l'utilisation de ses formes allégées en ville ne gêne aucunement l'intercompréhension entre citadins, autochtones et immigrés du nord. Le joola, par contre, est plus apprécié sous sa variété la plus véhiculaire, c'est-à-dire la plus largement répandue et parlée en ville : le joola fooni.