Dans la logique de la pensée occidentale, la parole, bien que première dans l’ordre de l’apprentissage, est peu considérée, elle serait mineure par rapport à l’écrit. Bien que contestable, cette position de principe fut à l’origine d’une classification sociale qui accorda aux sociétés non occidentales une prétendue spécificité, l’oralité. On peut alors s’interroger sur la pertinence ou non de la théologie dans les aires culturelles marquées par cette oralité. L’article se propose avant tout de décliner plusieurs acceptions de la notion de parole, en se fondant sur l’exemple d’une ethnie déterminée, les Dagara du Burkina Faso.