À partir de l’étude des senankuya au Mali, cet article tente d’explorer l’enchâssement des discours coloniaux et post-coloniaux en Afrique à propos des pratiques sociolangagières. Privilégiant une analyse politique et historique des faits culturels et langagiers, il questionne les approches de type interculturel en Afrique. Il apparaît qu’elles aboutissent à la même homogénéisation des objets d’étude que celle qu’opèrent bon nombre d’ethnologues occidentaux.