Ce qui est connu. Les cellulites cervico-faciales odontogènes sont des infections sévères, traditionnellement attribuées à une flore mixte aérobie-anaérobie. Leur prise en charge repose sur un traitement antibiotique empirique, dont l’efficacité peut être compromise par l’émergence de résistances ou des profils microbiologiques locaux méconnus.
Le problème abordé. Au Cameroun, aucune donnée récente ne documente la flore bactérienne responsable de ces infections, ni son éventuelle association avec des facteurs comme le VIH, pourtant prévalent. Cette lacune empêche l’optimisation du traitement empirique.
Ce que l’étude apporte de nouveau. Parmi 39 patients, la flore était diversifiée, avec Staphylococcus (39,2%) et Pseudomonas (31,7%) comme principaux isolats. Les infections à Gram négatif (Pseudomonas, entérobactéries, anaérobies) étaient significativement associées à des formes cliniques plus diffuses et à une séropositivité VIH (p<0,001).
Les implications. En zone d’endémie VIH, le traitement empirique des cellulites graves doit couvrir les bactéries à Gram négatif, incluant Pseudomonas. Un dépistage du VIH est recommandé face à ce type d’infection, car il modifie le profil de risque microbiologique et peut nécessiter une prise en charge adaptée.
This publication is available in full in Health Sciences and Disease.