Melgar-Quiñonez, Hugo (Internal/Supervisor) L'objectif de développement durable 2 fait partie de l'engagement mondial d'éradiquer la faim. En vue de cet appel mondial, il y a un besoin pressant d'effectuer des mesures mondiales valides, utiles et compréhensibles. Il est nécessaire de prendre des mesures afin d'identifier les tendances mondiales, de mettre en place des mécanismes avertissant rapidement les privations, d'évaluer les interventions et de concevoir de nouvelles politiques. Dans le cadre du projet 'Voices of the Hungry' (VoH), FAO a développé une échelle dénommée 'L'échelle de mesure de l'insécurité alimentaire vécue' (FIES) permettant de mesurer la dimension d'accès de l'insécurité alimentaire. Il y a des inquiétudes que la structure dimensionnelle latente et les propriétés psychométriques de FIES n'aient pas été pleinement explorées au niveau local, en particulier dans le cadre d'interventions visant à améliorer l'état nutritionnel et la sécurité alimentaire des populations dans les pays en voie de développement. Dans cette étude, nous allons adresser cette lacune dans la recherche en évaluant la validité psychométrique de FIES par le biais du modèle de Rasch dans quatre pays africains : Éthiopie, Malawi, Mozambique et Zambie, en utilisant deux enquêtes ayant des tailles d'échantillon différentes. L'enquête nationale, menée par Gallup World Poll, était composée d'un échantillon représentatif d'adultes (âgés de plus de 15 ans). L'enquête rurale était composée d'échantillons de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) et participant à des projets nutritionnels implémentés dans les régions rurales des quatre pays visés. L'échantillon groupé national regroupait 3941 adultes (âgés de plus de 15 ans). De plus, nous avons comparé la performance de l'échelle au sein des enquêtes nationale et rurale sur des échantillons comparables de femmes en âge de procréer. L'échantillon groupé rural regroupait 3532 femmes (15 à 49 ans). Les répondants ayant des réponses manquantes aux questions de FIES n'étaient pas inclus dans l'analyse. Les données ont été analysées à l'aide du logiciel R. La sévérité relative des items, évaluée en suivant les suppositions du modèle Rasch, était de 1.66 unités logiques en Zambie et de 2.60 unités logiques en Éthiopie pour l'enquête nationale. En revanche, la sévérité relative des items pour l'enquête rurale était de 1.88 unités logiques au Malawi et 2.68 unités logique au Mozambique. En général, les items ont conservé leur niveau de sévérité relative (mesurant l'hypothèse de l'indépendance conditionnelle), selon leurs domaines respectifs de sévérité légère, modérée et sévère. Cependant, certaines exceptions ont été notées pour le Malawi dans l'enquête nationale, et le Mozambique dans l'enquête rurale, puisque certains de leurs items se sont retrouvés à l'extérieur de leurs domaines respectifs de sévérité de l'insécurité alimentaire. Il est important de noter que le dernier item de FIES, capturant l'expérience de ne pas manger pour une journée complète, représente le phénomène le plus sévère, et a constitué un point d'ancrage de l'échelle aux pays dans les enquêtes nationale et rurale. Les valeurs INFITS, mesurant l'hypothèse d'une discrimination égale, ont démontré que les valeurs des deux enquêtes étaient dans la plage acceptable (0.7–1.3). Ceci indique que les items discriminent efficacement parmi les répondants ayant différents niveaux de sévérité. Lorsque les femmes en âge de procréer ont étaient comparées entre les enquêtes nationale et rurale, le schéma des réponses a indiqué que l'insécurité alimentaire étaient expérimentée et décrite de la même manière par les répondants. Certaines variations ont été notées à travers les pays et peuvent être expliquées par les différences aux niveaux des contextes culturels et des arrangements de subsistance. The Sustainable Development Goal 2 stands as part of the global commitment to end hunger. In light of this global call to action, there is need for generating valid, useful, and comprehensive global measurements. Measures are needed to identify global trends, provide warnings of early deprivation, evaluate interventions, and design new policies. Food and Agricultural Organization in the Voices of Hungry project (FAO-VoH) developed a new scale for measuring the access dimension of food security, known as, the Food Insecurity Experience Scale (FIES). However, the FIES's latent dimensional structure and psychometric properties have not been fully explored in various population settings, especially within programs and interventions aiming to improve the nutritional and food security status of populations in the developing world. In this study, we address this research gap by assessing the psychometric validity of the FIES applied in four African countries--Ethiopia, Malawi, Mozambique, and Zambia—by using the Rasch modelling approach to analyze datasets drawn from two cross-national surveys varying in sample selection from each country. The national survey consists of nationally representative samples of adults (>15 y/o) conducted by Gallup World Poll; whereas the rural survey consists of samples of women of reproductive age (15-49 years) participating in nutrition projects implemented in rural areas in the four countries. The pooled, national sample totaled 3941 adults (>15 y/o). Additionally, we compare the scale performance within comparable samples of women of reproductive age (WRA) between both surveys for each country. The pooled, rural sample totaled 3532 women (15-49 years). Cases with any missing responses to the FIES questions were excluded in the analysis. Data were analyzed using R software. Relative severity of items assessed under the Rasch-model assumptions for the national survey ranged from 1.66 logistic units in Zambia to 2.60 logistic units in Ethiopia. In contrast, relative severity of items for rural survey ranged from 1.88 logistic units in Malawi to 2.68 logistic units in Mozambique. In general, the relative severity items which measures the assumption of conditional independence remained within their respective domains of mild, moderate, and severe. However, few exceptions were seen for Malawi in the national and Mozambique in the rural survey, few items were outside of expected domains of food security. Most importantly to note the last item of the FIES, capturing the experience of not eating for the whole day, is the most severe phenomena and stood as an anchor point for the scale across countries in both national and rural surveys. INFIT statistics which measures the assumption of equal discrimination showed that both surveys were in the acceptable range (0.7–1.3). This indicates items discriminate effectively among respondents experiencing different levels of severity. When WRA were compared between national and rural surveys, response patterns indicated that food insecurity is experienced and described similarly by respondents. Some variations were seen across countries which might be explained by differences in cultural contexts and livelihood arrangements. Despite these concerns, FIES holds an acceptable level of psychometric validity needed to assess food security and may be appropriate for use in comparative studies. To our knowledge, this study is the first to validate the FIES tool among WRA in a rural setting compared against a nationally representative selection of WRA. Results highlights that experience of food insecurity with FIES tool was performed in a similar way in both samples. One recommendation would be to carry further qualitative research to verify the consistency of FIES within specific cultural contexts.