International audience
Les résultats déjà acquis dans le domaine de la recherche des apparentements généalogiques sur les langues africaines, montrent que dans certains cas, il est nécessaire de faire intervenir des critères qui s’appuient sur une analyse affinée des facteurs déterminants du changement linguistique(pertinences structurelles, pragmativo‐sociales et cognitives) pour rendre compte des faits, et que la relation que le linguiste génère par son action dans le processus descriptif doit aussi être prise en compte. L’étude critique et réflexive de cette relation particulière est déterminante pour définir la nature effective des hypothèses établies et celle de l’objet construit à l’issue de la recherche. Trois questions sont posées : qu’est-ce que le linguiste est réellement en train de faire en faisant ce qu’il fait ? Quel est l’impact de sa pratique sur sa construction ? Que représente exactement la construction mise en place par sa pratique ?On s’appuiera sur un cas controversé au sein de la famille nilo‐saharienne : l’apparentement du songhay. A l’examen des difficultés qu’il pose les questions générales concernant l’étude des données, les limitations des méthodes et la définition d’un cadre théorique seront abordées.