Dans le cadre d’une approche phonologique, et en s’appuyant sur quelques exemples concrets (songhay et touareg) il s’agit de développer quelques réflexions à valeur théorique visant à mettre en évidence l’importance de la dimension dynamique généralement non prise en considération dans les approches dites « structuralistes ».On s’intéressera et « théorisera » à partir de la notion de ‘marque’ et de ce qu’elle implique (neutralisation…) en s’appuyant sur un exemple songhay à valeur « princeps ». On aboutira ainsi à prendre en considération la fonction symbolique du langage non pas au niveau social et culturel mais au niveau de sa structuration interne. On mettra en évidence une structuration relationnelle et hiérarchisée qui tient compte de la hiérarchie phonologique potentielle des traits distinctifs au niveau paradigmatique comme au niveau syntagmatique. Est ainsi abordée le problème évolutif et introduite la distinction ‘structure étroite / large (Mahmoudian, Junkovic, Nicolaï). L’ouverture vers les notions de champ des représentations, champ des réalisations, champ des potentialités, champ des simulations ouvre une perspective susceptible de permettre de mieux saisir les dynamiques des langues et des sujets parlants. Le texte conclut en précisant que l’appel au ‘sujet parlant’ n’est évidemment pas un recours à la subjectivité, mais à cette fonction symbolique, classificatoire et hiérarchique qui ordonne le langage dans lequel l’individu s’investit et laisse sa trace, identifiable dans des processus tels celui du marquage abordé en ouverture.