Ce qui est connu. La rupture prématurée des membranes avant terme (RPMT) est une complication obstétricale grave, principale cause de prématurité induite et source majeure de morbidité et mortalité néonatales à l’échelle mondiale.
Le problème. En Afrique subsaharienne, et spécifiquement au Tchad, les données contemporaines sur l’épidémiologie, les facteurs de risque modifiables et les issues précises de la RPMT font défaut, limitant la mise en place de stratégies préventives efficaces.
Ce que l’étude apporte. Cette étude prospective de 145 patientes au Tchad révèle une prévalence de la RPMT de 1,84%. Elle met en lumière un suivi prénatal insuffisant chez 62,8% des femmes et identifie les infections urinaires (47,8%) comme facteur de risque majeur. Bien qu’aucun décès maternel ne soit survenu, la prématurité a affecté 64,8% des nouveau-nés et la mortalité néonatale a atteint 12,4%.
Les implications. La prévention doit se concentrer sur l’amélioration qualitative des consultations prénatales et la lutte contre les infections génito-urinaires et le paludisme pendant la grossesse. En aval, une prise en charge standardisée incluant antibiothérapie et corticothérapie doit être systématisée pour améliorer la survie néonatale.
Cet article est disponible en intégralité sur Health Sciences and Disease.