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The long-term effects of information and vouchers on adoption, retention, and soil perceptions: Evidence from a randomized experiment in Tanzania

Domaine:

agriculture

Type de record:

paper
Créateur:
Tam
Éditeur:
McGMcGHar
Éditeur:
McG
Hôte:avatar
Harou, Aurelie (Supervisor) Mineral fertilizer use in sub-Saharan Africa is still low compared to other regions in the world. Understanding this lack of fertilizer use has been a major task in the literature on technology adoption. In this study, I explore the long-term effects of an information and/or voucher treatment on three main outcomes: retention of information, subjective perceptions of soil fertility, and adoption of fertilizers and its impact on yields. Although randomization has been used extensively recently to disentangle the causal impact of an intervention on adoption and knowledge, most studies do not follow farmers over an extended period to establish long-term effects. Also, few scholars have attempted to understand how farmers’ subjective perceptions of soil fertility are shaped, even though farmers might decide not to use inputs on soils that they believe to be fertile. To study the long-term effects of an information and voucher treatment, I exploit a randomized control trial conducted between 2014-2016 that randomly assigned vouchers (V), plot-specific fertilizer recommendations (R), and vouchers and recommendations (R+V) to Tanzanian maize farmers. The original study found that even though fertilizer application significantly increased for farmers in groups V and R+V compared to the control group, higher yields were only observed for farmers in group R+V. Given these results, I revisited the same farmers in 2019. I report three main findings. First, I find that farmers who were in group R+V are more likely to remember the recommendations, demonstrated by their higher retention scores of an additional 34.7% in 2016 and 10.7% in 2019 compared to control farmers. Interestingly, farmers who were in group R have 23.6% higher retention in 2016, but this increase disappears in 2019. Second, I find that farmers in group V update their perception of their soil’s fertility upwards by around 13% in 2016 (where the soil beliefs are measured as an ordinal variable between zero and two), but this effect disappears in 2019. This finding suggests that farmers who apply fertilizers after having received a voucher believe that doing so increases their soil’s fertility. On the other hand, farmers who were in group R+V update their beliefs to a less extent that the V group, and those in the R group do not update their prior perceptions. Third, my difference-in-differences results on yields and fertilizers indicate that farmers who were in group R+V harvested more maize compared to the control group in 2017 and 2019, though these results are not robust. The quantity of fertilizer applied and the probability of applying fertilizer are insignificant in 2017-2019 for all treatment groups. My results suggest that, first, providing farmers with both recommendations and the opportunity to experiment with the recommendations helps them retain the information provided. Second, farmers update their prior beliefs upward about soil quality only when they apply fertilizers (group V), but not when they receive information about their soil’s fertility (group R). Indeed, 96 percent of farmers learned that their soils are deficient in at least one nutrient in addition to nitrogen. Third, farmers do not continue to apply fertilizers over 2017-2019 after the intervention concluded in 2016, suggesting that farmers are credit constrained L'utilisation d'engrais minéraux en Afrique subsaharienne est encore faible par rapport à d'autres régions du monde. Afin de comprendre cette observation, plusieurs contributions scientifiques ont examiné l’impact de l’adoption de la technologie. Dans cette étude, j'explore les effets à long terme d'un traitement d'informations et/ou des coupons sur trois niveaux essentiels: la rétention d'informations, les perceptions subjectives de la fertilité des sols et l'adoption d'engrais et son impact sur les rendements. Bien que la randomisation ait été largement utilisée récemment pour démêler l'impact causal d'une intervention sur l'adoption et les connaissances, le suivi avec les agriculeurs pendant une longue durée reste absent dans la plupart des cas. En outre, peu de chercheurs ont tenté de comprendre comment les agriculterus acquièrent leurs connaissances vis-à -vis la fertilité des sols, même si ils pourraient décider de ne pas utiliser d'intrants sur des sols qu'ils estiment fertiles.Pour étudier les effets à long terme d'un traitement des informations et des bons, j'exploite un essai témoin randomisé mené entre 2014-2016 qui a attribué au hasard des bons (V), des recommandations d'engrais spécifiques à la parcelle (R) et les deux ensemble (R+V) aux producteurs de maïs tanzaniens. L'étude originale a révélé que même si l'application d'engrais a considérablement augmenté pour les agriculteurs des groupes V et R+V par rapport au groupe témoin, des rendements plus élevés n'ont été observés que pour les agriculteurs du groupe R+V. Compte tenu de ces résultats, et en travaillant avec les mêmes agriculteurs en 2019, je tire trois conclusions principales. Premièrement, je trouve que les agriculteurs qui faisaient partie du groupe R+V sont plus susceptibles de se souvenir des recommandations, ce qui est indiqué par leurs scores de rétention plus élevés de 34,7% supplémentaires en 2016 et de 10,7% en 2019 par rapport aux agriculteurs témoins. De plus, les agriculteurs du groupe R n’ont pas constaté une augmentation de retention en 2019 sachant qu’elle s’est elevée de 23.6% en 2016. Deuxièmement, je constate que les agriculteurs du groupe V adaptent leur perception de fertilité de leur sol vers le haut d'environ 13% en 2016 (étant donné qu’on utilise une variable ordinale entre zéro et deux afin de mesurer les croyances du sol), mais cet effet est absent en 2019. Ce résultat suggère que les agriculteurs qui appliquent des engrais après avoir reçu un bon croit que cela augmenterait la fertilité de leur sol. En revanche, on constate que les perceptions des agriculteurs du groupe R+V s'améliorent mais restent inférieures si on les compare avec celles du groupe V, tandis que celles du groupe R demeurent inchangés. Troisièmement, en analysant les différence des rendements et des engrais on observe que les agriculteurs du groupe R+V ont récolté plus de maïs que le groupe témoin, bien que ces rendements ne soient pas toujours robuste. La quantité d'engrais appliquée et la probabilité d'application d'engrais sont insignifiantes en 2017-2019 pour tous les groupes traités.Mes résultats suggèrent que, premièrement, en fournissant aux agriculteurs des recommandations et en leur permettant d'expérimenter les recommandations les aide à bien assimiler les informations fournies. Deuxièmement, les agriculteurs changent leurs perceptions par rapport à la qualité du sol lorsqu'ils appliquent uniquement des engrais (groupe V), mais pas lorsqu'ils reçoivent des informations sur la fertilité de leur sol (groupe R). En effet, 96% des agriculteurs ont appris que leurs sols sont déficients en au moins un nutriment en plus de l'azote. Troisièmement, les agriculteurs ne continuent pas d'appliquer d'engrais pendant la période 2017-2019 après la fin de l'intervention en 2016, ce qui suggère que les agriculteurs sont accablés par des contraintes de crédit

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