Ce texte entend s’engager en faveur d’un traduire africain. Pour ce faire, il part du projet de traduction, initié par Daouda Ndiaye, de textes de la diaspora afro-américaine/européenne en langue wolof pour en interroger le geste même : que signifie le fait de restituer à l’Afrique l’héritage de ses fils perdus, ce que le traducteur compte accomplir à travers ses traductions? Est-il possible, par ces traductions en une langue africaine, ici le wolof, de rendre compte de ce qui a été perdu ou retenu durant le terrible voyage, mais aussi de ce qui a été (re)créé sur les nouveaux territoires (la nouveauté des créolisations)?
Mots-clés : Afrique, wolof, Middle Passage , traversée, traduire.