Abstract
Le traitement des eaux usées au Sahel est soumis à diverses contraintes socio-économiques, reléguant au second plan cette problématique, malgré les risques réels de santé publique. Cette réalité nous amène à opter pour un procédé, reconnu économique, composé d’un lagunage facultatif et de bassins à jacinthes d’eau (Eichhornia crassipes) et à laitues d’eau (Pistia stratiotes). Ces deux hydrophytes libres, d’origine tropicale, ont un potentiel d’épuration élevé. Une station pilote a été expérimentée durant l’année 1993 au Niger. Le procédé s’est révélé efficace et adapté aux conditions locales. Le lagunage assure des enlèvements appréciables sur la matière organique (70-240 kg/ha.d) et constitue ainsi une alternative fiable comme traitement secondaire. Les bassins à plantes agissent principalement comme traitement tertiaire. Les unités de traitement sont adaptées et surtout économiquement viables pour le traitement des eaux usées dans cette région. Pour la gestion de la biomasse végétale des bassins, la floraison est un critère de récolte fiable et facile d’application. L’exploitation de ces unités ne nécessite pas de main-d’oeuvre qualifiée.