Résumé :Au Burkina Faso, la guerre des religions est une réalité qui se passe en catimini. En société lyèlé, cette guerre est beaucoup plus acharnée entre l’animisme et les religions dites révélées. En effet, certaines religions révélées s’opposent aux pratiques ancestrales dans la société lyèlé qu’elles considèrent occultes et inadéquates avec leurs recommandations. Or, l’animisme est aussi une religion ayant ses propres lois et ses propres adeptes. En plus, les adeptes de cette religion expriment leur appartenance religieuse à travers divers moyens parmi lesquels figurent les surnoms parfois appelés prénoms comme ceux des religions révélées. À ce propos, les surnoms lyèla, considérés comme un aspect de l’animisme et de la culture, sont parfois rejetés par les adeptes des autres religions notamment les musulmans. Pourtant, en faisant un examen comparatif des surnoms lyèla avec les prénoms chrétiens et musulmans, il est à comprendre que ces surnoms ne s’opposent en aucun cas à l’éthique recommandée par ces religions révélées, mais au contraire appuient ces dernières dans la conviction à la croyance divine à travers l’emploi du terme YI qui désigne dans toutes ces religions « Dieu ». De ce fait, notre objectif est de chercher à nous imprégner du sens de ce terme religieux dans les surnoms. Pour atteindre cet objectif, une enquête de terrain s’est avérée nécessaire pour la collecte de nos données et pour l’établissement de notre corpus sur lequel sera basée notre étude.
Mots-clés : sémantique, Yi, surnom, lyèla