La pipe à eau, ou narguilé, est identifiée comme un vecteur potentiel de transmission de la tuberculose en raison du partage d'embouts buccaux et de l'exposition à la fumée. La méthodologie suivie pour atteindre l'objectif est de choisir en premier une étude descriptive corrélationnelle, rétrospective, pour évaluer l'exposition à la fumée de pipe à eau parmi les patients tuberculeux et analyser les liens potentiels avec la propagation de la maladie. Réalisée au Centre de Diagnostic et Traitement des Maladies Respiratoires de Salé (CDTMRS), notre étude cible les patients diagnostiqués tuberculeux au Maroc, en utilisant un échantillonnage de convenance de 100 patients accessibles au CDTMRS. Les données ont été collectées via un questionnaire informatisé et analysées avec les logiciels R et SPSS, tout en respectant des considérations éthiques strictes. Les résultats révèlent une répartition presque équilibrée entre les deux sexes (1,17 femme pour 1 homme) et un âge moyen de 35,88 ans. La tuberculose pulmonaire représente plus de la moitié des cas, avec une durée moyenne de traitement de 4 mois. 35% des participants déclarent utiliser la pipe à eau, dont 97 % la partagent, et 70 % ignorent le lien potentiel entre cette pratique et la maladie. Les utilisateurs de chicha sont en moyenne plus jeunes, avec une durée d’usage estimée à 3,34 ans, en corrélation avec la durée du traitement (128 jours). En outre, 94 % des patients vivent dans des foyers comptant en moyenne 3,18 personnes. Ces résultats confirment des liens significatifs entre l’utilisation de la pipe à eau et divers facteurs liés à la tuberculose, soulignant la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation sur les risques sanitaires de cette pratique et d’envisager des mesures préventives pour limiter la propagation de la maladie.
Mots-clés : Tuberculose – Pipe à eau – Sensibilisation – Santé publique.