La variabilité pluviométrique provoque des mauvaises récoltes affectant la production agricole dans la Commune de Dogbo. Laprésente recherche étudie la vulnérabilité de la production vivrière à la variabilité pluviométrique dans la Commune de Dogbo.L’approche méthodologique adoptée regroupe la recherche quantitative et qualitative. Les données climatologiques (hauteur depluie et température) ont été traitées au moyen d’outils statistiques appropriés. Les investigations documentaires et socio-anthropologiques ont été réalisées pour appréhender les perceptions des populations sur la variabilité pluviométrique. Letraitement des données a été fait à l’aide des logiciels MapInfo, Excel, SPSS et Arc View. Les résultats montrent que les mois pluvieuxont connu une baisse très remarquable de leur hauteur pluviométrique dans les années 1982, 1983, 1985, 1986, 2001, 2013, 2016et 2019. Les indices sont compris entre -2,5 et 1,69 sur la période d’étude (1981-2020). Les années déficitaires (19 %) sont plusobservées durant la période de 1981 à 1990. La récession pluviométrique a démarré dans les années 1982-1983 jusqu’en 1985. Lapériode 1981-2020 a enregistré des années excédentaires (16 %) plus remarquables dans les années 1999-2010 et des annéesmoyennes (65 %). Par rapport aux températures maximales, le secteur de recherche a également enregistré une moyenne de32,86°C et de 33,78 °C au cours des périodes 1982-1986 et 2001-2019 avec une augmentation moyenne de 0,1°C. Les inondationset les sécheresses ont des indices d’impacts respectifs de 60 % et 75%. Il est à noter que les cultures comme l’arachide et le maïssont plus exposées à ces risques avec un indice d’exposition de 80 %. En outre, le non-respect des normes sociales (49 % despersonnes interrogées), la volonté divine (25 %), la déforestation (17 %) et les feux de végétation (12 %) constituent les causes dela variabilité pluviométrique dans le Commune de Dogbo. Les inondations et les sècheresses sont essentiellement les élémentsauxquels la production vivrière est vulnérable à Dogbo. Par conséquent, les pertes de produits vivriers des années excédentaires(inondations) et déficitaires (sécheresses) sont en moyenne 190 tonnes par année d’incident dans la Commune (65% interviewés).