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Contribution du numérique dans la stratégie d’insertion de l’économie burkinabè dans les chaînes de valeur nationales et internationales

Domain:

socioeconomicagriculture
Creator:
Abe
Publisher:
Uni
Host:
Le Burkina Faso, littéralement « Pays des hommes intègres », est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer, aux ressources limitées avec un produit intérieur brut (PIB) de 918 dollars par habitant en 2021. Il est caractérisé par une croissance démographique rapide avec un taux de fécondité parmi les plus élevés au monde. Ainsi, le pays doit créer au moins trois cent mille emplois par an pour être en cohérence avec sa croissance démographique (Michael Weber, 2018). On note que 95,5 % de la population active travaillent dans le secteur informel (ENESI, 2015). Lorsqu’on observe la structure de la balance commerciale (hors produits miniers) au cours des dix dernières années, il ressort un solde chroniquement déficitaire alors qu’en même temps, l’analyse du profil des produits non miniers à l’exportation fait ressortir des produits à fort potentiel de demande sur les marchés internationaux et pour lesquels le Burkina Faso a des avantages naturels. En effet, les investisseurs des secteurs du textile, des peaux et cuirs, du sésame, de l’anacarde, des amandes de karité, etc., ne sont pas suffisamment intégrés dans les chaînes de valeur particulièrement au niveau international (Banque mondiale,2019). La présente étude propose une approche globale pour la prise en compte des secteurs prioritaires de l’économie burkinabè dans les différents maillons du processus de création de richesse (production, transformation et commercialisation) aux niveaux national et international, en mettant l’accent sur les filières porteuses et une attention particulière sur les partenariats stratégiques et l’amélioration de la qualité des biens et services. De manière générale, les entreprises burkinabè doivent faire face au déficit de compétences professionnelles, même pour les postes d’emploi de moindre qualification. Dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-industrie, la rareté des techniciens et personnels qualifiés est un facteur limitatif à la fois de production et de productivité. Le pays étant fortement tributaire des solutions techniques et technologiques importées, les compétences professionnelles insuffisantes entraînent une sous-capacité permanente des équipements installés et un alourdissement des coûts fixes. Dans la politique sectorielle intitulée « Transformations industrielles et artisanales », le gouvernement a pour ambition, à l’horizon 2027, de disposer d’un secteur secondaire dynamique performant et moderne, soutenu par un tissu industriel et artisanal diversifié, compétitif, porteur de croissance durable et d'emplois décents. Cependant, la réussite d’une telle stratégie ne pourrait se faire sans l’implication du numérique qui permettra d’une part aux exploitants d’accroître leur production et développer plus de partenariat pour l’écoulement de leurs produits, et d’autre part d’initier des projets d’image de marque « Burkina Faso » afin de soutenir les produits « Made in Burkina Faso ». Ainsi l’amélioration des perspectives digitales et plus généralement des technologies numériques pourrait renforcer la résilience économique du pays et créer de nouvelles opportunités de croissance par des gains de productivité, d’innovation et d’inclusion.

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