Dans son article l’auteur examine un aspect particulier - les soliloques - du mvet de Zwè Nguéma publié intégralement par les Classiques africains en fang avec une traduction française. Tant pour leur forme que pour leur contenu, ces soliloques se présentent comme très différents du récit épique lui-même car - est c’est ce que l’auteur veut montrer - à travers ses lamentations, reprises par les assistants, le barde nous parle avec des paroles plus ou moins voilées d’une autre épopée, la sienne, celle que vivent tous les bardes qui appartiennent à deux mondes différents à la fois : le monde diurne ou des réalités sensibles et le monde de la nuit ou des esprits des morts.