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Analyse spatio-temporelle du stress hydrique agricole par télédétection dans la daïra de M'Chedallah (wilaya de Bouira, Algérie)

Domaine:

agriculturegeospatialclimate

Type de record:

dataset
Créateur:
RahOur
Éditeur:
BouBou
Éditeur:
Zenodo
Hôte:avatar
Ce mémoire de Master analyse l'évolution spatio-temporelle du stress hydrique agricole dans la daïra de M'Chedallah (wilaya de Bouira, Algérie) sur la période 2017–2025, à partir de la télédétection. La méthode repose sur le calcul des indices satellitaires NDVI et NDWI (formule de Gao, bandes B8A/B11) à partir de composites médians d'images Sentinel-2 traités sur Google Earth Engine (GEE), après application d'un triple filtre (masque de qualité, masque SCL et filtre de valeurs réalistes). Ces indices sont mis en relation avec les indicateurs climatiques standardisés SPI, SPEI et RDI, calculés à partir d'une série pluviométrique de 45 ans (1981–2025) issue de la station météorologique de référence de l'ONM et complétée par les données NASA POWER. Les résultats sont ensuite croisés avec les données agricoles de la Direction des Services Agricoles (DSA), les données de la Direction de l'Hydraulique et de l'ONS, ainsi qu'avec une enquête de terrain menée auprès des acteurs institutionnels de la wilaya. Une analyse statistique de corrélation a été réalisée sous RStudio. Les résultats montrent que 2024 est l'année la plus sèche de la série (SPI = −2,03 ; SPEI = −2,38 ; RDI = −2,87 ; 151,4 mm), tandis que 2018 en est l'année la plus humide (SPI = +2,63 ; 587,4 mm). Le NDVI moyen varie de 0,458 en 2018 à 0,379 en 2025, minimum absolu de la série, et les surfaces de sol nu progressent de 39 650 ha (2017) à 61 738 ha (2025), soit +55,7 %. La carte de vulnérabilité issue d'un scoring multicritère classe 63,4 % de la superficie de la daïra en stress hydrique très fort en 2025, contre 0 % en 2018. L'apport le plus original de l'étude est la mise en évidence d'un décalage temporel d'un an entre le pic de sécheresse climatique (2024) et le pic de stress de la végétation (2025) : le NDVI et le NDWI de Gao atteignent leurs valeurs minimales un an après le choc climatique le plus sévère enregistré en 45 ans. Ce décalage traduit un effet retard hydrologique lié à l'épuisement progressif des réserves en eau du sol et des nappes phréatiques, et souligne la nécessité d'une approche pluriannuelle — et non annuelle synchrone — dans l'évaluation du stress hydrique agricole par télédétection. Mémoire de Master en Géographie et Aménagement du Territoire (option Homme, Environnement et Territoire), Faculté des Sciences de la Terre et de Géographie et de l'Aménagement du Territoire, Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB), soutenu le 4 juillet 2026. Mots-clés : stress hydrique, NDVI, NDWI Gao, SPI, SPEI, RDI, télédétection, Sentinel-2, Google Earth Engine, M'Chedallah, Bouira, Algérie. This Master's thesis analyses the spatio-temporal evolution of agricultural water stress in the M'Chedallah daira (Bouira Province, Algeria) over 2017–2025 using remote sensing. It combines the NDVI and NDWI (Gao formula, bands B8A/B11) satellite indices — computed from median Sentinel-2 composites on Google Earth Engine after a triple filter (quality mask, SCL mask, realistic-value filter) — with the standardised climatic indices SPI, SPEI and RDI derived from a 45-year rainfall series (1981–2025) from the official ONM station and NASA POWER data. Results are cross-checked against agricultural (DSA), hydraulic and statistical (ONS) records, a field survey of local stakeholders, and a correlation analysis in RStudio. The year 2024 is the driest (SPI = −2.03; SPEI = −2.38; RDI = −2.87; 151.4 mm) and 2018 the wettest (SPI = +2.63; 587.4 mm). Mean NDVI ranges from 0.458 (2018) to 0.379 (2025, the series minimum), while bare-soil area grows from 39,650 ha (2017) to 61,738 ha (2025), a 55.7% increase. A multi-criteria vulnerability map classifies 63.4% of the daira as under very high water stress in 2025, versus 0% in 2018. The main original contribution is the detection of a one-year lag between the peak climatic drought (2024) and the peak vegetation stress (2025): NDVI and Gao NDWI reach their minima one year after the most severe climatic shock in 45 years, reflecting a hydrological delay effect driven by the progressive depletion of soil moisture and groundwater reserves.

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