The rise of generative artificial intelligence (GAI) is profoundly transforming the teaching of design. Sometimes discreet, sometimes intrusive, AI infiltrates
practices of conception, writing and visual creation, generating both fascination and resistance. This article offers a situated reflection on the notion of
augmented creativity through two main lenses: first, an analysis of how design teachers perceive and use GAI; second, a case study of a pedagogical project
carried out in Guermessa (southern Tunisia), combining fieldwork, craft heritage and digital tools (3D scanning, photogrammetry, generative AI). We argue
that AI neither replaces the designer’s gesture nor their thinking, but rather shifts the teacher’s role towards what the machine cannot do: interpreting
complex situations, questioning what seems self-evident, contextualizing projects, and constructing meaning. Building on this hypothesis, we propose a
pedagogical model based on four pillars:
Transliteracy, Analytical gaze, situated projects and hybrid creativity to rethink the design studio as a place where human and artificial intelligences coexist, without the latter overshadowing the former. L’essor des intelligences artificielles génératives (IAG) transforme en profondeur l’enseignement du design. Parfois discrète, parfois envahissante, l’IA
s’insinue dans les pratiques de conception, d’écriture et de création visuelle, suscitant à la fois fascination, inquiétude et résistances. Cet article propose une
réflexion située sur la notion de créativité augmentée à partir de deux axes principaux : d’une part, l’analyse des perceptions et usages des IAG par des
enseignant·es en design ; d’autre part, l’étude d’un projet pédagogique mené à Guermessa (sud tunisien), articulant enquête de terrain, patrimoine artisanal
et outils numériques (scan 3D, photogrammétrie, IA générative). Nous défendons l’idée que l’IA ne remplace ni le geste ni la pensée du designer, mais
déplace le rô le de l’enseignant vers ce que la machine ne sait pas faire : interpréter des situations complexes, questionner les évidences, contextualiser les
projets, construire du sens. À partir de cette hypothèse, nous proposons un modèle pédagogique fondé sur quatre piliers :
Translittératie, Regard analytique, Projets situés, Créativité hybride
pour penser un atelier où intelligences humaine et artificielle coexistent, sans que la seconde ne supplante la première.