International audience
Au Sénégal, comme dans la plupart des pays d’Afrique Subsaharienne, le premier obstacle au déploiement des infrastructures de la « ville intelligente » est de réussir le pari de la transition urbaine. En effet, l’urbanisation rapide et accélérée des villes ouest-africaines ne permet pas aux acteurs en charge de la gouvernance et de la planification urbaine de faire face à des défis majeurs pour les générations actuelles et futures. Ainsi, face à des crises urbaines liées au chômage, à la pauvreté, au transport, au cadre de vie, etc., des initiatives sont portées par des acteurs de la sphère publique et privée, dans une logique bottom up. Cette présente réflexion se propose d’analyser des démarches de lutte contre le chômage et de valorisation du capital humain et social à partir de laboratoires de créativité de la fabrique de la métropole de Dakar de demain dans une logique de durabilité. Les observations ont été menées spécifiquement dans un cyberespace à Pikine, un Centre de Recherche et d’Essais (CRE) à Guédiawaye, et un Fab lab « Def ko ak Gneup » au quartier Sicap Liberté. La méthodologie repose sur une approche qualitative. Les données de cette recherche renseignent sur l’existence de kits ou catalyseurs d’un modèle de smart city (ville intelligente) dans la métropole de Dakar (Sénégal). A partir des échelles macros, nous nous proposons d’établir les liens entre les tiers-lieux d’innovations de Dakar et les stratégies en matière d’aménagement numérique des territoires sénégalais.