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Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?

Créateur:
Chr
Éditeur:
Obs
Hôte:
Dans un premier article, j’avais attiré l’attention sur le CECRL, non pas comme modèle à reproduire en Afrique, mais comme expérience assez exceptionnelle pouvant être une source d’inspiration. Dans le contexte européen, le but était, dans l’esprit de la convention culturelle européenne du 19 décembre 1954 de faciliter l’apprentissage par les jeunes européens d’une voire de deux langues d’un pays européen voisin afin qu’ils apprennent à mieux se connaître et à dépasser les affrontements nationaux qui avaient abouti aux catastrophes que l’on sait. Pour l’Afrique, les priorités sont tout autres. L’idée est plutôt d’élever le niveau scolaire de la population, de lutter contre l’échec scolaire endémique et pour cela de travailler sur deux leviers, d’une part l’amélioration de l’apprentissage des langues internationales, langues des colonisateurs, mais à certains égards devenues langues nationales, d’autre part d’utiliser les langues et savoirs locaux non seulement pour les préserver mais surtout pour leur permettre de jouer un rôle de ressort pour le développement. C’est autour de ces idées que sont tentées les lignes directrices suivantes, tout en privilégiant une démarche largement inspirée dans la méthode du CECRL.

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